L’erreur que commettent la plupart des étudiants de Pilates à leur retour en septembre, selon cet instructeur de 25 ans d’expérience

Le corps n’oublie pas ce qu’il a appris dans le réformateur, mais il perd une partie de son réglage. Anakarina Balza, instructrice de Pilates avec 25 ans d’expérience et Master Trainer du Club Pilates Espagnel’explique à partir de l’expérience de ses propres élèves en septembre : « Après quelques semaines sans pratiquer, tout ce que l’on a appris n’est pas perdu, mais il est normal de remarquer moins de résistance et moins de précision dans certains mouvements. » Le corps doit s’habituer au travail avant de se pousser comme avant.

Ainsi, dans les premiers cours du cours, Balza donne la priorité au contrôle de l’intensité. « Le corps a besoin de s’habituer à nouveau au travail, il vaut donc la peine de reprendre les cours en privilégiant le contrôle, la respiration et la technique plutôt que l’intensité », souligne-t-il. Ce n’est pas une question de volonté : C’est une question de séquence.

La vraie raison pour laquelle les femmes de 45 ans prennent du poids en septembre, selon la nutritionniste Kateryna Chaykovska

Laura Cabral, professeur de Pilates :

Commencer par ce que l’on sait est la recommandation numéro un. « L’idéal est commencer par des exercices de base et connussans vouloir récupérer tout le niveau en premier cours », explique Balza. La résistance des ressorts mérite également attention : elle doit être adaptée à chaque exercice et à chaque personne, car plus ou moins de tension ne signifie pas toujours plus ou moins de difficulté. «L’important est de terminer la séance avec de bonnes sensations et une technique solide»résume-t-il.

Cet étalonnage de la résistance n’est pas un détail mineur. Un ressort avec trop de tension peut rendre un exercice simple impossible à réaliser avec une bonne technique, tandis qu’un ressort avec trop peu de résistance empêche de ressentir le véritable travail musculaire. Trouver ce point intermédiaire, spécifique à chaque personne et à chaque mouvementfait partie de l’apprentissage de ces premières semaines.

Il L’erreur la plus fréquente en septembre porte un nom : vouloir être là où on était en juin. « L’erreur la plus courante est de vouloir revenir exactement au point où l’on s’était arrêté avant l’été », prévient Balza. Lorsque l’intensité augmente trop rapidement ou que l’on choisit un cours au-dessus de ce que le corps peut supporter ce jour-là, la technique en souffre et des tensions ou des surcharges apparaissent qui auraient pu être évitées.

Combien de séances sont nécessaires pour récupérer le niveau

Il n’existe pas de chiffre universel pour retrouver le niveau. «Cela dépend du temps que vous avez passé sans entraînement, du niveau précédent et l’activité réalisée pendant les vacances », explique Balza. Le comptage des séances, selon elle, n’est pas l’important : ce qu’il faut récupérer, c’est le contrôle, la stabilité et la confiance dans le mouvement, et cela progresse à des rythmes différents selon chaque corps. Deux étudiants qui ont arrêté de s’entraîner le même jour peuvent avoir besoin de semaines très différentes pour se sentir à nouveau à l’aise en faisant les mêmes exercices.

Les douleurs et les blessures peuvent être largement évitées grâce à une progression appropriée. «Une bonne progression réduit considérablement le risque d’inconfort sans que l’entraînement ne cesse d’être efficace », explique Balza. Ressentir une certaine fatigue musculaire au retour est normal et prévisible, mais finir par avoir mal ne devrait pas être le but d’une séance. La différence entre un retour bien planifié et une mauvaise expérience réside généralement précisément dans cette nuance : demande sans dépasser.

« Le but ne doit jamais être de finir endolori, mais de sortir du cours avec le sentiment d’avoir bien travaillé et de vouloir revenir », résume Balza. Ce sentiment d’avoir bien travaillé, sans en faire trop, est ce qui marque si le retour au Pilates se fait correctement ou non. Lorsqu’une séance laisse cette trace de satisfaction plutôt que d’épuisement, il est beaucoup plus probable que le prochain cours soit abordé avec enthousiasme et non avec peur de l’inconfort de la veille.

Avec plus de deux décennies de formation d’instructeurs dans le cadre du programme de formation des enseignants du Club Pilates, Balza insiste sur le fait qu’une technique solide est le fondement de toute progression future. Débuter septembre en respectant cet ordre, la technique avant l’intensité, c’est ce qui permet de dérouler la suite du cours en douceur. C’est une idée qui s’applique aussi bien à ceux qui reviennent après les vacances d’été qu’à ceux qui reprennent la pratique après toute autre interruption.

Vikika, entraîneur :

Ale Llosa, fondatrice de la Méthode KO :