Vacances en une seule fois ou fragmentées : quoi de mieux ?

Pour certaines personnes, le calendrier ne dispose jamais de suffisamment de jours pour se reposer. Ce sont des gens qui prennent un mois entier vacances et retourne au bureau fatiguée, se plaignant et ayant l’impression qu’elle a besoin de plus. Pour d’autres, une semaine leur redonne vie. Lors du calcul du nombre de jours idéaux pour se reposer Il n’y a pas de juste milieu, car cela dépend de nombreux facteurs, tous compliqués à calculer.

Ce qui existe, ce sont des études qui permettent de tracer une sorte de « courbe du bien-être en vacances ». Grâce à leurs conclusions, nous pouvons aborder le nombre idéal de jours dont il faut pour réinitialiser le corps et l’esprit complètement. C’est ce que proposent les auteurs d’une étude publiée dans le Journal of Happiness Studies. Derrière ce travail se trouvaient des chercheurs de l’Université Radboud (Pays-Bas), de l’Université de Tampere (Finlande) et d’autres centres européens qui ont suivi un groupe de travailleurs. pendant vos jours de congé pour analyser l’évolution de leur bien-être.

Combat au bureau

Les résultats ont montré que les bénéfices n’apparaissaient pas immédiatement. Le le sentiment de bien-être a commencé à augmenter au cours des quatre premiers jours de vacancesa continué à s’améliorer progressivement et Il a culminé vers le huitième jour. À partir de ce moment, le niveau de bien-être tend à se stabiliser.

En d’autres termes, la conclusion est que l’essentiel de l’effet réparateur des vacances semble se concentrer sur la première semaine. 8 jours leur ont suffi pour recharger leurs batteries.. Ce résultat, très similaire à celui d’autres travaux, ouvre le débat : vaut-il mieux répartir les jours de congé sur plusieurs périodes de l’année ou les concentrer sur une seule longue vacances ?

La durée n’explique pas tout

Mais il n’est pas si facile de décider laquelle des deux options est la meilleure. « Deux personnes peuvent profiter de la même chose nombre de jours de vacances et obtenir des résultats complètement différents », explique le Dr Verónica Olmo, médecin de famille au Centre de santé de Torreblanca, membre du groupe de travail sur la santé mentale SEMERGEN et collaborateur de Schwabe. « Celui qui parvient à se déconnecter, à se reposer et à modifier sa routine connaîtra probablement une récupération beaucoup plus importante que quelqu’un qui continue à prêter attention aux e-mails, aux appels ou anticiper constamment le retour au travail », tient.

Le spécialiste souligne que l’appel « déconnexion psychologique » constitue l’un des facteurs les plus importants pour protéger la santé mentale. Lorsque l’esprit n’est plus occupé par les obligations professionnelles, les responsabilités ou sentiment de devoir toujours être disponibleréduit l’activation continue des mécanismes qui interviennent dans la réponse au stress et le corps peut entamer un processus de récupération à la fois physique et émotionnelle.

Cette différence explique pourquoi des vacances relativement courtes peuvent suffire à certaines personnes, tandis que d’autres ne constatent pratiquement aucune amélioration même après plusieurs semaines de repos.

Le travail part aussi en vacances

Mais tout le monde ne peut pas quitter le travail avec la même facilité. Pour certains, le changement de contexte apporte un soulagement presque immédiat. Pour d’autres, le bureau continue d’occuper une bonne partie de leurs pensées, même s’ils se trouvent à des centaines de kilomètres. Et la capacité à se déconnecter ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle.

« Il existe des facteurs liés à l’environnement de travail, comme une charge de travail élevée, la responsabilité du poste ou la culture de disponibilité permanente, qui rendent ce processus difficile. À cela s’ajoutent des caractéristiques personnelles, comme une plus grande tendance à l’inquiétude ou à la rumination mentale, qui peuvent rendre la personne continue de travailler mentalementmême si je suis en vacances », explique le Dr Olmo.

Incapable de se détendre

Difficultés à se détendre, tension constante, troubles du sommeil, irritabilité ou sensation de ne pas profiter pleinement du temps libre sont quelques-uns des symptômes qui peuvent accompagner cette incapacité à se déconnecter. Pour le spécialiste, il est important de ne pas considérer cet inconfort comme une fatalité. « Les vacances doivent être l’occasion de favoriser la récupération physiquement et émotionnellement, pas une période pendant laquelle le même niveau de stress se poursuit avec un autre scénario », souligne-t-il.

Mais que pouvons-nous faire si nous ne parvenons pas à nous détendre ? Les mesures d’hygiène du sommeil, l’exercice physique, les techniques de gestion du stress et, si nécessaire, un soutien psychologique constituent la base du traitement. « Chez les adultes chez qui le professionnel de la santé le juge approprié, il existe également des alternatives pharmacologiques pour le traitement de symptômes transitoires associés à l’anxiété« , ajoute-t-il.

L’important est de ne pas normaliser un inconfort qui finit par interférer avec le repos, puisque les vacances doivent être justement l’occasion de favoriser la récupération physique et émotionnelle.

Le prix d’être toujours disponible

La technologie a sans aucun doute contribué à brouiller les frontières entre travail et vie personnelle comme si cela n’était jamais arrivé. S’il y a quelques décennies, quitter le bureau signifiait abandonner toute communication professionnelle jusqu’à son retour, aujourd’hui, une notification suffit pour revenir, en quelques secondes, au même état d’alerte que pendant la journée de travail. Le Dr Olmo estime qu’il n’est pas nécessaire d’abandonner complètement le téléphone portable pendant les vacances.

« La technologie permet également de rester plus facilement en contact avec la famille et les amis ou de partager des expériences de loisirs. Le problème apparaît lorsque l’appareil continue de fonctionner comme une extension du bureau », souligne-t-il. Quelque chose de similaire se produit avec les réseaux sociaux. Son impact dépend de l’usage qu’en fait chacun. Si pour certains ils constituent un outil de communication et de divertissement, pour d’autres comparaison de la constante de carburant, surexposition ou le sentiment qu’il faut toujours rester connecté.

« Réduire le temps passé devant les écrans, notamment lorsqu’ils interfèrent avec le repos ou les relations personnelles, peut devenir une mesure simple avec un impact significatif sur le bien-être », conseille le spécialiste. L’idée selon laquelle des vacances plus longues garantissent un plus grand bien-être est donc trompeuse.

Le vrai repos commence quand le travail cesse de prendre de la place dans l’esprit. Les vacances ne se mesurent pas seulement en jours, mais aussi en capacité à retrouver le temps, le calme et l’attention que le stress quotidien nous enlève habituellement.